J'aime passer du temps avec toi. Soutenir ton regard pour enfin cacher mon visage sous l'oreiller. T'écouter, rire à tes imbécillités. Tes rires, tes sourires, je les connais par c½ur. Je sais comme tu plisses les yeux, comme tu places tes mains. Je connais tes deux dents qui se chevauchent. Je connais le son de ton rire... J'te connais. J'te connais et ça me surprend tellement. Toi qui brouilles les pistes, qui impose une distance, qui se protège, comment en es tu arrivé a baisser ta garde? Comment ai je fais? Pourquoi toi? Pourquoi c'est à toi que je confit ce qui se passe sous cette touffe de cheveux épais? Pourquoi l'on s'appel quand ça ne va pas? Comment arrives tu à me rassurer? Comment, en trois petits mois, a tu pris autant de place dans ma vie? Pourquoi débarques tu dans l'heure quand ça ne va pas? Ne pars pas, pas maintenant alors que j'ai si besoin de toi. J'ai besoin de ces conversations téléphoniques sans fin. J'ai besoin de partager mes doutes sur la vie, l'amour, la haine et le plaisir. L'envie et le besoin. J'ai besoin de toi à côté de moi pendant ces longues journées. J'ai besoin de toi pour bader. J'ai besoin de toi pour inventer des griffes plus farfelues les unes que les autres. J'ai besoin de toi quand je suis défoncé. Te laisser t'occuper de moi, porter mes affaires, me laisser guider. On s'détruit mais qu'est ce qu'on se fait du bien. On fait partie de ceux qui auront une belle jeunesse, qui galéreront plus tard, mais qui auront une belle vie malgré tout. "Si l'on se consacre au travail scolaire, notre vie sociale est un échec. Si l'on se consacre aux gens qui nous entourent, nos résultats sont un échec. Et enfin si l'on se consacre aux deux, les deux sont un échec." Tu me fais rire. Tu me fais réfléchir. Je t'aime. Ou plutôt non, je n'aime personne. J'aime ce que tu m'apportes. J'aime ce que nous vivons. Non, j'aime ta méchanceté, ton cynisme, ton narcissisme, ton égoïste, ton coté manipulateur. Nous sommes la preuve vivante que l'on peut aimer quelqu'un qui a d'avantage de défauts que de qualités. On aime les autres d'avantage pour leurs défauts que leurs qualités.